Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Rm 8,31

  • Vénération de la relique « le bâton de Thérèse fondatrice » 4 et 5 mars 2015 Carmel de Montmartre
  • Quelle est la vocation de Musiques Sacrées à Saint-Pierre de Montmartre ?
  • Rencontre spirituelle avec le père Patrice Sonnier autour du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle samedi 7 mars 16h30 17h30
  • Denier 2015
  • Conférences de Carême du 1er au 29 mars 2015
  • Chemin de Croix à Saint-Pierre de Montmartre chaque vendredi de Carême à 16h00

 

Nous sommes disciples du Christ et nous voulons le suivre tout au long de notre vie chrétienne. Le temps du Carême est consacré à la prière, au jeûne des passions et à l’aumône. Sur ces trois piliers repose notre existence. Le chemin quadragésimal nous offre l’occasion de nous orienter plus intensément vers Dieu et vers l’humanité. La prière nous introduit dans une relation vivante et profonde avec Dieu. Elle nous fait prendre conscience des dangers qui menacent l’humanité et nous porte, par la force de l’Esprit Saint, à être le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5,13,14). Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile dit Saint Paul (2 Co 9,13).

Le Pape François lui-même encourage l’Eglise à se rendre dans les périphéries du monde pour rejoindre les pauvretés et la misère physique, morale et spirituelle.  Il nous confirme dans notre devoir de chrétiens à suivre le Christ qui est venu pour rassembler les hommes et les sauver. Telle est notre vocation : suivre le Christ sans craindre les épreuves et les persécutions physiques et morales. Nous ne pouvons pas nous résigner au silence. Fort est de constater que les conditions ne sont pas favorables pour les chrétiens. Nous sommes témoins d’une volonté de réduire au silence la vie chrétienne physiquement avec les atrocités commises contre nos frères chrétiens d’Orient, mais aussi culturellement en étouffant la foi catholique dans notre pays : avec le vote d’une loi en faveur du travail le dimanche, les lois en faveur de l’euthanasie et de l’avortement, les projets de lois sur la famille et depuis quelques jours le projet de loi renforçant l’idéologie laïque en supprimant du calendrier les fêtes chrétiennes rappelant l’œuvre rédemptrice du Christ. « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous » (Rm 8,31).

Le pape vient de participer avec les membres de la Curie romaine d’une semaine de retraite spirituelle avec pour thème le courage de l’Eglise en faveur de l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Le prédicateur, le carme Bruno Secondin, a mené sa réflexion  à partir du chapitre 18 du premier Livre des Rois, avec le peuple d’Israël et le roi Achab épuisés par la longue famine provoquée par le culte idolâtre de Baâl et avec Elie qui est appelé par le Seigneur à se montrer à Achab pour le ramener dans le droit chemin. Le contexte biblique et liturgique de ce dimanche avec la conversation entre Elie et Jésus transfiguré rejoint étonnement le contexte géopolitique et économique dans lequel se trouve l’humanité. Fort est de constater que l’Eglise, à la suite du pape François, entend faire entendre la voix du Maître d’une manière forte et sans détour sur tous les sujets fondamentaux qui concerne le devenir du genre humain, comme celui de la famille, de la dignité de toute vie humaine la paix entre les hommes. Le fil conducteur de la retraite a été « sortir à découvert », et se libérer des « ambiguïtés » et avoir le « courage » d’une vie authentiquement chrétienne. Dès lors apparaît une réalité très dur: le peuple se tait, ne répond pas : « le système a tué sa conscience ». Combien de fois, à présent encore, a commenté le prédicateur, « les régimes, les systèmes anéantissent les peuples », combien de fois demeurons-nous des « spectateurs apeurés » devant des guerres et les injustices.

Après avoir prédit sa mort à ses disciples, le Seigneur Jésus les mena sur la montagne ; en présence de Moïse et du prophète Elie, il leur manifesta sa splendeur : il nous révélait ainsi que sa Passion le conduirait à la gloire de la résurrection. Il délivrait à ses disciples un message d’une grande importance pour le devenir du genre humain : ne jamais renoncer au témoignage de la foi devant la face des Nations, au cœur de toutes sortes d’adversité et de haine car le Christ est venu sauver tous les hommes en détruisant le péché qui engendre la mort. Le Seigneur n’a pas hésité à offrir sa vie en sacrifice. Les baptisés doivent suivre le Christ en renouvelant leur foi par le recourt de la prière et des sacrements. « Enracinés dans la foi pour l’annonce de l’Evangile » telle est notre devise.

Père Patrice Sonnier, Curé, M.Id.