Rentrée 2016 // Nouveaux Horaires

Horaires des messes et accueil paroissial :
Pas de messe le lundi.
Messe en semaine, du mardi au vendredi uniquement à 8h45.
Messe dominicale anticipée, samedi à 18h.

A compter du 18 septembre (rentrée pastorale)
La messe de 9h le dimanche est supprimée.
Messe à 10h30 avec un temps d’accueil.

Accueil du Père Patrice Sonnier, le mercredi 17h-19h30 à la sacristie.

EDITO

Le pauvre Lazare

Sur le parvis de la basilique Saint-François à Assise, le Pape vient de prononcer son discours en ce 20 septembre 2016, devant près de 500 leaders religieux. Dans la ville du Poverello (le « Petit Pauvre »), le Saint Père a exhorté une nouvelle fois à rejeter toutes formes de violence dont celle menée au nom de Dieu. L’occasion nous est donnée de rappeler que la relation et le dialogue entre les hommes est un impératif absolu pour que règne la paix entre les peuples de la terre.

Nous retrouvons, en ce dimanche, la parole du Seigneur Jésus qui exhorte à la relation et à l’amour fraternel, au-delà de nos différences et nous met en garde de ne pas risquer de suivre le Mal jusqu’à l’extrême pour ne pas nous couper de l’Amour.

Pourquoi devons-nous faire si grand cas de la pauvreté sous toutes ses formes : matérielle, physique, morale et spirituelle ? Saint François disait que la pauvreté est une vertu royale. Qu’a-t-elle à nous dire ?

La pauvreté nous dit Dieu. On ne choisit pas d’être pauvre par injonction morale, ni même par choix de solidarité avec les pauvres. On choisit d’abord d’être pauvre pour suivre le Christ pauvre. Le Seigneur est venu en ce monde non pas pour les bien-portants mais pour les malades, ceux qui tout comme le pauvre Lazare portent en eux des ulcères. Saint François a découvert que le Christ s’est fait pauvre pour nous. Dieu est pauvre parce qu’il est un être de relation. Le Père ne garde rien pour lui, mais il donne tout ce qu’il est, et c’est dans ce don total de sa vie qu’il engendre le Fils, et le Fils, Jésus, se reçoit tout entier du Père.

Dieu s’est-il appauvri en nous donnant son Fils ? Il ne s’appauvrit pas, il s’enrichit. Il est riche de sa pauvreté : plus on donne, plus on s’enrichit. C’est le monde à l’envers ! Il me semble très important de lier pauvreté et relation.

La pauvreté évangélique n’est pas la misère. La misère de celui qui ne sait pas comment nourrir ses enfants et finir le mois est une misère qui n’est pas digne ; il faut évidemment lutter contre cette misère-là. La pauvreté évangélique, c’est autre chose. C’est renoncer à se suffire à soi-même pour devenir généreux. Celui qui amasse dans ses greniers, qui a tout ce qu’il lui faut, qui construit de grands murs autour de lui et pense que là est le bonheur, découvre un jour qu’il est affreusement seul. Etre autosuffisant nous isole. La pauvreté, c’est se donner les moyens de rester ouvert, à la providence, à la bonté de Dieu, à ce qu’il veut pour moi, et ouvert

Père Patrice Sonnier.