Notre existence de chaque jour devient un passage vers le Seigneur

TOUSSAINT

Vendredi 31 octobre :
19h15 Veillée de prière et confessions
20h00 Messe avec sacrement des malades
Samedi 1er novembre :
11h00 Messe de la Toussaint
Dimanche 2 novembre :
9h00 Messe dominicale
11h00 Messe en suffrage des fidèles défunts de St-Pierre

Messe des malades

La Toussaint n’a pas son origine dans les textes bibliques, comme la plupart des grandes célébrations liturgiques : Noël, Pâques, Pentecôte. Elle a été instituée par l’Église pour répondre à différentes situations. Après les persécutions, on a d’abord fait une célébration de tous les martyrs qui s’est étendue plus tard à tous les saints. 

À Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l’an 610, par le pape Boniface IV. Ce jour-là, il fait transporter dans l’ancien temple païen du Panthéon, toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l’église « Sainte-Marie et des martyrs ». Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les saints.

En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier. C’est seulement au XXe siècle que Pie X l’insère dans la liste des huit fêtes, avec obligation d’entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.

Cette fête liturgique éclaire notre chemin quotidien et donne sens à notre vie. En effet, nous sommes appelés à la sainteté, c’est-à-dire à la communion avec Dieu. Cette relation s’établit jour après jour au rythme d’une vie orientée vers le bien suprême, la Béatitude, la contemplation éternelle du Beau, du Vrai et du Bien. L’âme qui se sait appeler à la sainteté est consciente de l’exigence de cette vie toute tournée vers le Seigneur. La vocation est un appel auquel il faut répondre inlassablement en se donnant généreusement à chaque instant, dans chacun de nos engagements. Mais de quelle nature est ce don de nous-mêmes ? Il s’agit de répondre au désir de Dieu lui-même, qui veut se donner à travers nos limites. Le bienheureux se reconnait à sa capacité de communiquer aux autres quelque chose de plus grand que lui, d’indicible qui fait du bien à celui qui se laisse rejoindre. C’est en se donnant que Dieu se donne. Or ce don revêt dans le Christ un sens particulier, celui du renoncement et de l’oubli de soi.

Prions pour que la grâce du Seigneur nous assiste toujours dans l’accomplissement de cette œuvre de sainteté : communiquer l’Amour en nous donnant généreusement dans le service et l’humilité.

Bonne et sainte fête de tous les saints

+Patrice Sonnier, curé