HORAIRES / ACCUEIL

HORAIRES DES MESSES

Lundi : 19h
Mardi : 8h45
Mercredi : 8h45 – 19h00 (messe anticipée, Ascension du Seigneur)
Jeudi : 10h30 (Ascension du Seigneur)
Vendredi : 8h45 – 17h00
Messe dominicale anticipée, samedi à 18h
Messe dominicale à 10h30

ACCUEIL / CONFESSIONS

Père Patrice Sonnier,
le mercredi de 17h à 19h30 à la sacristie.

Père Enrique,
le mardi et le vendredi de 17h30 à 19h00 à la sacristie
Confessions (uniquement)

EDITO ET MAGAZINE D’INFORMATIONS PAROISSIALE

Le mystère de l’Eglise

Ce jeudi, nous venons de fêter l’Ascension du Seigneur. Pendant les quarante jours qui se sont écoulés depuis Pâques, nous avons pu revisiter l’histoire sainte des disciples de Jésus Christ, le Messie ressuscité d’entre les morts. Les onze Apôtres ont été témoins de la résurrection du Christ ; ils l’ont vu et entendu parler du Royaume de Dieu et de sa gloire ; ils ont mangé avec lui et ont pu le toucher et le reconnaître vraiment vivant : « Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru. » (Jn 17,8)

Cette expérience extraordinaire et unique ne pouvait se prolonger indéfiniment ; elle devait se poursuivre sous un autre genre, conforme à la nature de Dieu. Dieu est Esprit et c’est en esprit et en vérité que l’on peut le connaitre et l’adorer (Jn 5, 23). Il leur fallait naître de l’Esprit pour pouvoir avoir part à la vie divine et demeurer attachés au Christ. Cette nouvelle naissance se fera le jour de la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection,

Après avoir quitté le mont de Oliviers, les Apôtres patientent durant dix jours avant de recevoir l’Esprit Saint, le Paraclet, l’Esprit de vérité : « Après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, ils retournèrent à Jérusalem […] D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus. » (Ac 1, 12-14) Nous découvrons ici que la condition nécessaire pour recevoir l’effusion de l’Esprit Saint est la prière.

C’est dans ce lieu, le Cénacle, que l’Eglise a pris forme, au cœur de la prière ; elle fut l’étape préliminaire de cette mystérieuse gestation dans le Christ ressuscité. Comme nous devrions  participer à la prière du Christ à son Père pour comprendre ce que représente l’Eglise dont nous sommes tous et chacun les membres !

Portons maintenant notre attention sur le contenu de la prière sacerdotale du Christ, adressée au Père. Tout d’abord, essayons de nous représenter la scène qui se déroule au mont des Oliviers, près de Jérusalem, au moment où Jésus est élevé dans les cieux.

Le Seigneur ne s’évade pas de notre condition humaine, il ne fuit pas le monde qui l’a vu naître ; bien au contraire, il demeure en contact permanent avec lui. En s’élevant dans le ciel, le Seigneur ne tourne pas le dos à ses disciples. Au moment où il se retire du monde pour rejoindre son Père, le regard du Christ demeure tourné vers l’humanité : il se retire à la manière divine.

Lorsque nous quittons une personne, nous lui tournons le dos en la laissant derrière nous. Cette attitude normale est due à notre condition humaine, nous ne pouvons faire autrement que de laisser derrière nous cette personne. Cependant, lorsque nous devons nous séparer temporairement d’un être cher, nous prenons le soin de rompre le lien avec précaution et respect. Quand cela arrive, nous ne sommes pas toujours conscients de l’état de solitude dans lequel nous la laissons ; celui-ci est pourtant bien réel et provoque chez bien des personnes une profonde tristesse et parfois une grande détresse.

Le Seigneur, en quittant ses disciples, pose et maintient son regard sur eux, un regard plein de tendresse mais aussi exigeant Ils devront se ressaisir pour pouvoir affronter une vie désormais privée de la présence physique du Seigneur.

 

Père Patrice Sonnier, Curé, M. Id

 

 

 

PROJET DE MISE EN LUMIERE

La lumière, outil et matière

L’année qui s’ouvre devant nous verra le 870e anniversaire de la consécration de la première pierre de notre église, à Pâques de l’an 1147, par le pape Eugène III, en présence de saint Bernard de Clairvaux et de l’abbé de Cluny, Pierre le Vénérable.

A cette occasion, l’Association pour le Rayonnement de Saint-Pierre de Montmartre, en partenariat avec Cathy Olive, scénographe, propose un projet de mise en lumière qui mettra en valeur les éléments d’architecture et de lumière à l’intérieur de l’édifice.

L’agencement entre la pierre, la lumière naturelle et la lumière artificielle a fait l’objet d’une étude scientifique et technique d’un grand intérêt en faveur de la mise en valeur du patrimoine : la matière appelle la lumière, celle qui provient de la position et de l’orientation du territoire par rapport au système solaire et aux points cardinaux. Leurs rapports mutuels combinés à la structure de l’espace initient à la dimension temporelle.

Cette lecture architecturale, la destination culturelle et la dimension scénographique sont autant de paramètres participant au projet de la mise en lumière de Saint-Pierre de Montmartre.

Nous sommes honorés d’avoir reçu un si beau patrimoine en héritage, d’en prendre soin, de le valoriser et de le transmettre aujourd’hui. Saint-Pierre de Montmartre doit réaffirmer son attractivité et son rayonnement, il est important de redonner à notre église la place qu’elle mérite.

Père Patrice Sonnier